Aller au contenu
STORIMITIK
← Explorer

Storie ExpressNouveaux usages

Réparer plutôt que remplacer : sommes-nous en train de changer notre rapport aux objets ?

Pendant des années, remplacer a souvent été plus simple que réparer. Cette logique commence à bouger.

Par Florent Despréaux

Date d’observation :

Lieu : France / Europe

Visuel STORIMITIK montrant la réparation d’un smartphone et le passage acheter, réparer, prolonger.
V1 STORIMITIK — la réparation revient dans la norme.

Pendant des années, remplacer a souvent été plus simple que réparer.

Un appareil tombe en panne, la pièce coûte cher, le démontage est compliqué, le réparateur est difficile à trouver : on rachète.

Cette logique commence à bouger.

En France, le Bonus Réparation a déjà soutenu près de 1,5 million de réparations. Et la réglementation évolue pour rendre certains produits plus faciles à maintenir : disponibilité des pièces, batteries disponibles comme pièces détachées, démontage facilité, mises à jour logicielles plus longues.

Infographie STORIMITIK montrant le passage d’un objet jetable à un objet maintenable grâce aux pièces, au démontage, à la batterie et aux mises à jour.
V2 STORIMITIK — de l’objet jetable à l’objet maintenable.

Le changement dépasse donc la seule question écologique.

Nous passons progressivement d’un modèle :

acheter → utiliser → remplacer

à un autre :

acheter → entretenir → réparer → prolonger.

Le smartphone illustre bien cette évolution. Pendant longtemps, il a symbolisé l’objet fermé, difficile à ouvrir et rapidement renouvelé. Désormais, les fabricants sont davantage poussés à penser la durée de vie, l’accès aux pièces et la réparabilité dès la conception.

Infographie STORIMITIK opposant une économie du remplacement à une économie de la durée.
V3 STORIMITIK — du cycle du remplacement au cycle de la durée.

Cela change aussi la valeur que nous accordons aux objets.

Un produit n’est plus seulement jugé sur son prix ou ses performances au moment de l’achat. Sa capacité à être entretenu, réparé et conservé plus longtemps commence à compter davantage.

Le consommateur change de réflexe. Le réparateur retrouve une place. Le fabricant doit penser l’après-vente dès la conception.

Nous ne sommes pas encore sortis de l’économie du remplacement.

Mais réparer redevient progressivement une option normale.

Et si la vraie nouveauté n’était pas d’acheter de meilleurs objets, mais de garder plus longtemps ceux que nous avons déjà ?

Sources