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Storie DécryptageRunning / Marathon

World Marathon Majors : pourquoi des milliers de coureurs veulent collectionner les étoiles

Tokyo, Boston, Londres, Berlin, Chicago, New York, Sydney et désormais Cape Town : les World Marathon Majors sont devenus bien davantage qu’une série de courses. Pour des milliers d’amateurs, ils constituent un tour du monde à accomplir en courant.

Par Florent Despréaux

PHOTO D’ILLUSTRATION — image générée par IA : coureurs et paysages de marathons internationaux
PHOTO D’ILLUSTRATION — image générée par IA

Au départ, il y avait cinq marathons : Boston, Londres, Berlin, Chicago et New York. Lorsque les World Marathon Majors apparaissent en 2006, ils réunissent de grandes courses internationales dans une série où les meilleurs athlètes peuvent se confronter.

Vingt ans plus tard, le concept a largement dépassé le monde des élites. Pour une partie des marathoniens amateurs, courir un Major n’est plus seulement terminer 42,195 kilomètres : c’est gagner une étoile, et commencer une collection qui peut conduire d’un continent à l’autre.

Six courses et une médaille devenue culte

Tokyo rejoint le circuit en 2013. Les cinq deviennent six : Tokyo, Boston, Londres, Berlin, Chicago et New York. C’est autour de ces six épreuves que s’est construit l’un des symboles les plus reconnaissables du running amateur : la Six Star Medal.

Le principe est simple : terminer chacun des six marathons historiques pour devenir Six Star Finisher. Aucun ordre imposé, aucun délai maximum : lorsqu’un résultat figure dans les résultats officiels, l’étoile correspondante peut être attribuée.

Un passeport de coureur

Avec son Runner Portal, Abbott World Marathon Majors transforme des résultats parfois espacés de plusieurs années en une progression visible : une étoile, puis deux, jusqu’à la sixième. Abbott indique que plus de 23 000 coureurs ont accompli ce parcours.

Le vrai obstacle n’est pas toujours le marathon

Il faut pouvoir terminer six marathons, mais aussi obtenir six dossards. Les voies d’inscription varient selon les courses : qualifications chronométriques, tirages au sort, programmes caritatifs ou voyagistes partenaires. La quête mêle donc performance, patience, organisation et déplacements internationaux.

Quand le running devient voyage

Berlin aujourd’hui, Tokyo dans deux ans, New York ensuite : chaque étoile est associée à une ville et une expérience. Le challenge transforme le marathonien en voyageur. Un marathon devient une raison de partir ; une ville, un objectif sportif.

PHOTO D’ILLUSTRATION — image générée par IA : coureurs au marathon de Londres et runner sur la route côtière de Cape Town.
PHOTO D’ILLUSTRATION — image générée par IA

Mais le monde des Majors change

Sydney a intégré officiellement le circuit comme septième Major. En juin 2026, Cape Town est devenu le huitième World Marathon Major ; sa première édition sous ce statut est annoncée pour le 23 mai 2027. Ce sera le premier Major africain.

Après six étoiles, bientôt neuf ?

Les six étoiles historiques ne disparaissent pas. Abbott confirme le maintien de la Six Star Medal pour Tokyo, Boston, Londres, Berlin, Chicago et New York. Sydney, Cape Town et, si Shanghai termine son processus de candidature, une éventuelle Nine Star Medal, ouvrent une nouvelle étape plutôt qu’un remplacement de l’ancien challenge.

Une formidable machine à créer du désir

Une pratique simple — courir 42,195 kilomètres — est devenue un parcours mondial immédiatement compréhensible : des villes, des courses, des étoiles, une progression. Vingt ans après sa naissance, le circuit raconte aussi jusqu’où des coureurs ordinaires sont prêts à voyager pour aller chercher leur prochaine étoile.

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