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Storie ExpressTech et IA

Et si les robots humanoïdes commençaient par prendre les emplois que nous n’arrivons déjà plus à pourvoir ?

Le débat sur les robots humanoïdes commence souvent par la même question : combien d’emplois vont-ils supprimer ? Mais leur premier marché pourrait être ailleurs.

Par Florent Despréaux

Date d’observation :

Lieu : France

Illustration éditoriale STORIMITIK d’un robot humanoïde travaillant aux côtés d’un ouvrier dans un environnement industriel, pour illustrer les tensions de recrutement.
V1 STORIMITIK — illustration générée. Scène éditoriale illustrative : elle ne représente pas un déploiement réel d’un modèle précis de robot.

En France, 2,28 millions de projets de recrutement sont recensés en 2026 par France Travail. 43,8 % sont jugés difficiles à pourvoir. La tension monte à 65,2 % dans la construction, 53,8 % dans la santé et l’action sociale et 62,3 % pour les aides à domicile et auxiliaires de vie.

Infographie STORIMITIK sur les difficultés de recrutement en France en 2026 dans la construction, la santé, l’aide à domicile et l’hôtellerie-restauration.
V2 STORIMITIK — les tensions de recrutement existent déjà avant l’arrivée massive des humanoïdes. Source : France Travail, BMO 2026.

Autrement dit, avant même l’arrivée massive des robots, certains secteurs manquent déjà de bras.

Dans le même temps, les humanoïdes progressent. Des prototypes comme KAI, présenté en 2026 par Kinetix AI, cherchent à apprendre et exécuter des tâches physiques. Mais nous sommes encore loin d’un robot capable de remplacer intégralement un maçon, une aide à domicile ou un serveur.

La rupture pourrait donc être plus progressive.

Illustration éditoriale STORIMITIK montrant des robots humanoïdes génériques effectuant des tâches de manutention, nettoyage, inspection et préparation aux côtés d’humains.
V3 STORIMITIK — le premier remplacement pourrait concerner certaines tâches plutôt que des métiers entiers.

Déplacer des charges. Préparer des commandes. Nettoyer. Inspecter. Répéter certains gestes pénibles.

Ce sont des tâches — pas nécessairement des métiers entiers — que les robots pourraient commencer à absorber.

La question change alors de nature.

Il ne s’agit plus seulement de savoir quels emplois les robots supprimeront, mais aussi où ils pourraient devenir utiles parce que les humains manquent déjà.

Et c’est peut-être là que commencera réellement l’adoption des humanoïdes : non pas là où le travail humain est facile à remplacer, mais là où il devient difficile à trouver.

Sources