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Palmiers, eau turquoise, surf : ces plages sont en Chine, pas en Thaïlande

Quand on imagine la Chine, les plages tropicales viennent rarement en premier. Pourtant, Hainan combine palmiers, eau translucide, récifs coralliens, surf et près de 1 000 kilomètres de route panoramique côtière. De Sanya à Wanning, l’île révèle une Chine qui ressemble beaucoup moins à nos clichés qu’à une destination tropicale d’Asie.

Par Florent Despréaux

Reconstitution éditoriale d’un paysage tropical de Hainan avec palmiers, plage et eau turquoise.
V1 STORIMITIK — Hainan révèle une Chine tropicale inattendue. Visuel généré, non photographie documentaire.

La Chine tropicale existe vraiment

Quand on pense à la Chine, on imagine souvent mégapoles, montagnes, patrimoine impérial ou grands plateaux. Hainan casse immédiatement cette image mentale : l’île est située au sud du tropique du Cancer et bénéficie d’un climat maritime de mousson tropicale, avec une température annuelle moyenne d’environ 24,9 °C.

À Sanya, sur la côte sud, le décor est celui d’une destination balnéaire tropicale : palmiers, sable clair, eau translucide, hôtels et sports nautiques. Ce paysage n’est ni thaïlandais ni philippin. Il se trouve bien en Chine.

Reconstitution éditoriale d’un paysage tropical de Hainan avec plage, palmiers, eau turquoise et reliefs côtiers.
V1 STORIMITIK — Hainan révèle une autre image de la Chine : tropicale, maritime et balnéaire. Visuel généré, non photographie documentaire.

Yalong Bay ressemble davantage à une carte postale tropicale qu’à l’image habituelle de la Chine

Yalong Bay, à l’est de Sanya, s’étend sur environ huit kilomètres de côte. Le gouvernement municipal décrit une baie en croissant bordée de végétation tropicale, avec sable fin, eau claire et nombreux resorts.

Les autorités locales mettent aussi en avant les activités marines : baignade, plongée, bateaux rapides et exploration sous-marine. Lorsque les conditions sont favorables, poissons et coraux peuvent être observés à plusieurs mètres sous la surface.

Ce contraste visuel explique en partie pourquoi Hainan surprend autant : les mêmes voyageurs qui associent spontanément la Chine aux grandes villes ou aux montagnes peuvent se retrouver, quelques heures plus tard, dans un environnement qui évoque immédiatement l’Asie tropicale.

À Wuzhizhou, le spectacle continue sous l’eau

Wuzhizhou Island, au large de Sanya, pousse encore plus loin cette rupture d’image. En juin 2026, la ville de Sanya mettait en avant son phénomène de « glass sea » : une eau particulièrement claire et calme qui laisse apparaître coraux et bancs de poissons.

De mars à octobre, lorsque les conditions sont favorables, la visibilité peut atteindre environ cinq à six mètres selon les autorités locales. L’île est ainsi présentée comme un site majeur pour le snorkeling et la plongée.

La qualité de l’écosystème marin est également suivie. En 2026, les autorités ont documenté le retour de requins à pointes noires de récif dans les eaux de Wuzhizhou, ainsi que la présence d’autres espèces marines et des programmes de restauration des coraux.

Reconstitution éditoriale de Wuzhizhou Island montrant une eau claire, des récifs et une scène de snorkeling.
V2 STORIMITIK — À Wuzhizhou, les autorités de Sanya documentent des eaux très claires, des récifs coralliens et une forte activité de snorkeling et de plongée. Visuel généré.

Wanning raconte une autre Chine encore : celle du surf

Plus au nord-est, Wanning change complètement de registre. Riyue Bay est devenue l’un des principaux spots de surf de Chine. Le gouvernement de Hainan indique une température de l’eau autour de 26 °C en moyenne sur l’année.

La période d’octobre à mars offre une longue saison de vagues, avec des houles pouvant atteindre environ deux mètres. Le site accueille clubs, compétitions et pratiquants venus de Chine comme de l’étranger.

Cette culture surf donne à Hainan une identité qui ne repose plus seulement sur le resort balnéaire. Cafés, clubs, écoles de surf et plage deviennent les éléments d’un véritable mode de vie côtier.

Reconstitution éditoriale de Riyue Bay à Wanning avec surfeurs, plage tropicale et lumière de fin de journée.
V3 STORIMITIK — Riyue Bay associe eau autour de 26 °C en moyenne et longue saison de vagues d’octobre à mars. Visuel généré.

Une île entière organisée autour de son littoral

Hainan ne se résume pas à quelques plages isolées. La province a aménagé une route panoramique côtière d’environ 988 kilomètres reliant douze villes et districts. Elle relie plages tropicales, zones naturelles, villages, stations balnéaires et sites de sports nautiques.

Cette infrastructure permet de lire Hainan comme une destination littorale complète. Sanya incarne le tourisme balnéaire et les resorts, Wuzhizhou les loisirs marins et les récifs, Wanning le surf, tandis que d’autres portions de côte mettent en avant mangroves, ports de pêche ou paysages volcaniques.

Pourquoi cette Chine reste-t-elle si peu présente dans notre imaginaire ?

Le contraste vient moins d’un manque de réalité que d’un décalage de représentation. Hainan est depuis longtemps une destination majeure pour le tourisme intérieur chinois, mais elle reste beaucoup moins identifiée en Europe que Phuket, Bali ou certaines îles philippines.

Cette situation pourrait évoluer à mesure que la Chine cherche à développer son tourisme entrant et que Sanya renforce ses services pour les visiteurs internationaux. Mais le point essentiel est déjà visible aujourd’hui : la Chine n’est pas seulement continentale, urbaine ou montagneuse.

Elle possède aussi des plages tropicales, des récifs, des spots de surf et près de 1 000 kilomètres de route panoramique le long d’une île entière.

Hainan ne ressemble pas à l’image que beaucoup d’Européens se font de la Chine. C’est précisément ce qui en fait un sujet de voyage aussi intéressant.

Sources