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Ce robot nettoie l’eau, mesure sa qualité et peut rentrer se recharger tout seul
À Guangzhou, STORIMITIK a photographié les robots aquatiques autonomes de Future Axis. L’un collecte les déchets flottants ; l’autre surveille la qualité de l’eau, réalise des prélèvements et peut revenir automatiquement au dock.
Par Florent Despréaux
Lieu : Guangzhou, Chine

À première vue, c’est un petit bateau électrique.
Mais ses deux grands bras ouverts à l’avant montrent immédiatement qu’il n’est pas conçu pour transporter des passagers.
Sur le stand Future Axis photographié par STORIMITIK, le FA-AC est présenté comme un robot autonome de nettoyage de surface.
Sa mission : parcourir une zone d’eau et récupérer ce qui flotte — déchets, plastiques, algues ou végétation.
Et juste à côté, Future Axis expose un second type de robot chargé d’une autre mission : mesurer l’eau elle-même.
320 kg de robot pour plus de 60 kg de déchets
La fiche technique photographiée sur le stand donne des caractéristiques précises pour le FA-AC exposé : environ 2,20 m de long, 1,46 m de large et 1,13 m de haut.
Son poids à vide est annoncé à 320 kg, pour une capacité de transport de déchets supérieure à 60 kg.
La vitesse nominale affichée est de 0,9 m/s et la vitesse maximale de 2 m/s. Le temps de recharge annoncé est de 3 heures.
L’affiche indique également une zone d’entretien de 180 mu, soit environ 12 hectares, ainsi qu’un prix indicatif de 200 000 yuans.

Les bras font tout de suite comprendre la mission
À l’avant, deux structures articulées s’écartent largement de chaque côté. Elles augmentent la largeur de collecte et guident les déchets flottants vers le système de récupération.
Future Axis présente ses robots de nettoyage comme capables de traiter notamment macroplastiques, lentilles d’eau et algues filamenteuses. Sur certaines configurations, le fabricant annonce jusqu’à 100 kg de matière collectée par mission et une largeur de balayage pouvant atteindre 2,8 mètres.
Le FA-AC exposé affiche, lui, une capacité supérieure à 60 kg : la fiche du salon décrit donc bien ce modèle précis, tandis que les capacités supérieures concernent d’autres configurations documentées par le constructeur.
Mais le nettoyage n’est qu’une moitié du système
Une autre photo prise sur le stand montre un écran consacré à un « L4 Water Quality Monitoring Robot ».
À côté se trouve un second robot aquatique, destiné non plus à ramasser des déchets, mais à surveiller et prélever l’eau.

Future Axis commercialise notamment la plateforme SEER, capable selon le constructeur d’effectuer automatiquement des missions de mesure et de prélèvement à des points définis, sans personnel embarqué.
Le premier robot agit sur ce que l’on voit. Le second cherche aussi à mesurer ce que l’on ne voit pas.
pH, oxygène, turbidité, chlorophylle…
Selon les capteurs installés, Future Axis documente le suivi de paramètres tels que le pH, l’oxygène dissous, la turbidité, la conductivité, la salinité, la chlorophylle-a, les algues bleu-vert ou l’azote ammoniacal.
Le robot peut également effectuer un prélèvement physique à une position GPS déterminée lorsqu’une anomalie doit être vérifiée en laboratoire.
Autrement dit, il ne remplace pas nécessairement l’analyse scientifique. Il automatise une partie du travail de terrain qui précède cette analyse.
Un rapport annoncé en 30 secondes
Pour le SEER, Future Axis affirme que les vidéos de surface et les données de qualité de l’eau peuvent être remontées sur sa plateforme cloud en temps réel.
Une fois les différents points de mesure effectués, le constructeur annonce la génération automatique d’un rapport d’analyse en 30 secondes. Il s’agit bien d’une performance revendiquée par Future Axis, pas d’un benchmark indépendant.
Le bateau devient un robot de mission
Le constructeur décrit le SEER comme un système Level 4 capable d’effectuer des missions sans opérateur à bord.
Sa navigation combine notamment GPS, RTK, IMU et capteurs d’évitement d’obstacles. L’utilisateur peut définir différents points de prélèvement ou de mesure, puis laisser le robot planifier et exécuter la mission.
Ce n’est donc plus simplement un bateau que quelqu’un pilote à distance. On lui confie une tâche.
Le détail décisif : il revient quand sa batterie baisse
Future Axis documente également une fonction de retour automatique vers le dock.
Lorsque la batterie atteint un niveau faible, le SEER peut revenir à sa station, s’y amarrer et effectuer sa recharge avant de reprendre une mission.
Le cycle devient : partir → travailler → revenir → recharger → repartir. À partir de là, le bateau autonome commence réellement à se comporter comme un équipement permanent.
Du nettoyage ponctuel à la surveillance continue
Future Axis présente ses solutions pour les municipalités, ports, voies navigables, réserves naturelles, marinas et instituts de recherche.
Les données peuvent être transmises vers des outils GIS, des systèmes de gestion environnementale ou des plateformes de suivi.
La rupture se situe ici : au lieu d’envoyer ponctuellement une équipe inspecter l’eau, on peut envisager des trajectoires répétées, des mesures récurrentes, des alertes automatiques et du nettoyage régulier.
D’un côté, le FA-AC agit physiquement sur l’environnement. De l’autre, le SEER observe, mesure, prélève et transmet.
Future Axis ne cherche donc pas simplement à automatiser un bateau. La société cherche à automatiser une partie de l’entretien et de la surveillance des surfaces aquatiques.
Le prochain robot de maintenance que vous croiserez ne roulera peut-être pas. Il flottera.
Sources
- Water Surface Cleaning Robot — application scenariosFuture Axis · Future Axis
- Water Quality Monitoring — application scenariosFuture Axis · Future Axis
- SEER — L4 Water Quality Monitoring RobotFuture Axis · Future Axis