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STORIMITIK
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Storie ExpressRunning / Marathon

Elles affichent votre rythme cardiaque devant vos yeux — mais refusent de filmer ce que vous regardez

Vous courez. Votre allure change. Votre fréquence cardiaque monte. D’habitude, il faut jeter un œil à la montre. Avec les lunettes ENGO, ces données apparaissent directement dans le champ de vision. Mais contrairement à beaucoup de lunettes connectées, elles ont volontairement supprimé une fonction devenue presque symbolique du secteur : la caméra.

Par Florent Despréaux

Coureuse portant des lunettes connectées avec rythme cardiaque, allure, distance et temps affichés dans son champ de vision.
V1 STORIMITIK — voir ses données sans baisser les yeux.

Vous courez depuis cinquante minutes.

Le sentier descend. Le rythme s’accélère.

154 battements par minute.
5:22 au kilomètre.
9,4 kilomètres.

Vous n’avez pas regardé votre montre.

Les chiffres sont toujours devant vous.

C’est la promesse des lunettes ENGO : projeter directement dans le champ de vision des données comme l’allure, la fréquence cardiaque ou la puissance, afin que le sportif puisse continuer à regarder devant lui. Le modèle ENGO3 peut afficher plus de 40 métriques et fonctionner avec notamment des appareils Garmin et Apple Watch.

Mais leur particularité la plus intéressante est peut-être ce qu’elles ne font pas.

Pas de caméra

Pas de photo.

Pas de vidéo.

Pas de GPS intégré non plus.

ENGO présente elle-même cette philosophie de façon particulièrement claire : sa technologie ActiveLook privilégie un matériel ultraléger et les seules informations de performance nécessaires au sportif.

Lunettes ENGO avec la mention pas de caméra et les données sportives essentielles affichées : rythme cardiaque, allure, distance et temps.
V2 STORIMITIK — pas de caméra : moins de fonctions, plus de focus.

À l’heure où les lunettes connectées cherchent souvent à devenir des ordinateurs portés sur le visage — filmer, reconnaître ce que l’on regarde, appeler une IA ou afficher des notifications — ENGO prend donc presque le chemin inverse.

Elle retire des fonctions.

Le but n’est pas de remplacer le smartphone.

Le but est de résoudre un problème beaucoup plus précis : comment consulter ses données sans détourner le regard de sa trajectoire ?

Regarder devant

Le dispositif projette les métriques à une distance visuelle apparente de plusieurs mètres. Elles se superposent à l’environnement plutôt que d’obliger l’utilisateur à regarder un écran placé au poignet.

Pour un coureur ou un cycliste, la différence d’usage est facile à comprendre.

La route reste devant.

Le sentier reste devant.

Les autres sportifs restent devant.

Et les données aussi.

Vue subjective d’un coureur sur un sentier de montagne avec rythme cardiaque, allure, distance et temps affichés dans le champ de vision.
V3 STORIMITIK — les données restent devant vous, le monde aussi.

Cette spécialisation a une autre conséquence : le poids et l’autonomie peuvent être optimisés pour le sport.

ENGO annonce environ 38,5 g pour l’ENGO3 et jusqu’à 24 heures d’autonomie, avec plus de 40 données configurables.

Ce n’est donc pas une paire de lunettes qui cherche à tout faire.

Et c’est peut-être précisément ce qui la rend intéressante.

Car la prochaine bataille des objets connectés ne consistera peut-être pas toujours à ajouter une fonction supplémentaire.

Parfois, le meilleur produit pourrait être celui qui sait exactement quelle fonction retirer.

Et pour ENGO, cette fonction est claire : vous montrer vos données, sans regarder le monde à votre place.

Sources